Thèses et mémoires : les rédiger et les mettre en page. Des outils et des guides


Parce qu'une thèse ou un mémoire commence par la recherche de documentation…

  • Fructus, Isabelle (dir.). Méthodologie de la recherche documentaire juridique. 3e éd. Bruxelles : Larcier, 2016, (Paradigme. Série : Méthode). 978-2-39013-082-6

Guides généraux

Nota : de nombreux ouvrages proposent une méthodologie de la thèse et du mémoire, leurs références peuvent être aisément trouvées dans les catalogues de bibliothèques universitaires comme chez les libraires spécialisés. L'intérêt de leur lecture pouvant faire l'objet d'appréciations très variables, mieux vaut, dans la mesure du possible, consulter  ces ouvrages avant de faire un choix.
Quant aux pages Web sur le sujet, elles sont innombrables, celle-ci venant s'ajouter au nombre !

À propos de la mise en page, de la typographie, de la rédaction...

De nombreux ouvrages et de nombreux sites Internet proposent une présentation des principales règles de la mise en page et de la typographie.

La lecture de thèses, de mémoires et d'autres travaux révèlent de nombreuses erreurs de mise en page et de typographie : trop de majuscules, mauvaise gestion des espaces et des signes de ponctuation, etc. Les guides cités ci-après vous aideront à éviter ces erreurs trop fréquentes.

Voici, parmi beaucoup d'autres, quelques-uns de ces guides (spécialiste, passe ton chemin !)

À propos de la bibliographie...

Là encore, de nombreux guides « papier » ou « en ligne » existent.

Bibliographie ou liste des références bibliographiques citées ?

Aujourd'hui, ce qui figure en fin de thèse, de mémoire ou de rapport sous le nom « Bibliographie » constitue en fait la liste des références bibliographiques citées. Le terme « bibliographie » stricto sensu est donc impropre, mais son usage est fortement ancré dans la pratique.
Nota : par facilité, le terme « bibliographie » sera utilisé ci-après au sens de « liste des références bibliographiques citées ».

Référencement bibliographique : des normes et des pratiques
En général

 
L'écriture de la thèse, comme l'organisation et la présentation de la bibliographie, font l'objet de « normes » (ISO et NF pour leurs versions françaises). Ces normes ne revêtent pas systématiquement un caractère impératif et elles ne fixent souvent que des règles, des principes, des cadres généraux. On citera pour illustration deux normes :
  • ISO 7144:1986. Documentation -- Présentation des thèses et documents assimilés. Décembre 1986
  • NF ISO 690:2010. Information et documentation -- Principes directeurs pour la rédaction des références bibliographiques et des citations des ressources d'information. Août 2010. Nota : cette nouvelle version fusionne et remplace les deux anciennes normes ISO 690 (NF Z 44-005) et ISO 690-2 (NF Z 44-005-2).
Concernant plus spécifiquement les références bibliographiques, la norme NF ISO 690:2010 indique les éléments indispensables a minima dans une référence bibliographique, ainsi que l'ordre et la graphie de certains de ces éléments.
Au-delà des éléments et des mises en forme fixés par cette norme, les autres aspects des références bibliographiques font l'objet d'usages (sans utiliser ce terme dans son sens juridique) ou de pratiques parfois variables.
Il est important de connaître ces pratiques, d'en choisir une et de s'y tenir de manière cohérente dans l'ensemble du document rédigé.

Référencement bibliographique en droit : Ref-Lex, un outil de normalisation du référencement juridique

  • Depuis longtemps, et encore aujourd'hui, de nombreuses pratiques existent concernant le référencement bibliographique en droit.
  • Il existe cependant, depuis 2016, un guide de référencement juridique appelé Ref-Lex. Fruit d’une collaboration étroite entre les éditeurs juridiques représentés dans le groupe Droit du Syndicat national de l’édition, ce site internet fournit l’ensemble des règles de rédaction et de citation des références juridiques nationales, internationales et étrangères. Il s’adresse à tous les acteurs participant à la production de contenus juridiques. » Ref-Lex, Guide de citation des références juridiques [en ligne], URL : http://reflex.sne.fr/ (consulté le 1er décembre 2016). Lire le préambule de Ref-Lex pour en savoir plus. Nota : prendre le temps de bien lire les précisions sur les différentes règles d'écriture des références.
  • Ce guide entend combler un vide pointé, en 2010, dans un article de son blog, par le documentaliste juridique Emmanuel Barthe (Barthe, Emmanuel. Citation des revues juridiques : pas de « Blue Book » en France : juste des guides de citation purement méthodologiques et généralistes. Précisément.org : un blog pour l'information juridique [en ligne]. Mis en ligne le 26 mars 2010. URL : http://www.precisement.org/blog/Citation-des-revues-juridiques-pas.html).
  • Emmanuel Barthe a mis en ligne un premier commentaire relatif à Ref-Lex : Barthe, Emmanuel. Qu’apporte le GCRJ ? Guide de citation des références juridiques : le Bluebook français est né. Une rapide évaluation. Précisément.org : un blog pour l'information juridique [en ligne]. Mis en ligne le 5 décembre 2016. URL : http://www.precisement.org/blog/Guide-de-citation-des-references-juridiques-le-Bluebook-francais-est-ne.html. L'auteur apporte quelques critiques concernant les dérogations à la norme ISO 690:2010, le caractère non obligatoire de beaucoup d'éléments des références bibliographiques. Il formule également des propositions.
  • Il convient, pour un travail universitaire, d'opter pour la version la plus complète du système de référencement proposé par Ref-Lex.
  • Le travail fait dans Ref-Lex fait suite à des initatives comme celle proposée par Stéphane Cottin (Cottin, Stéphane.  Proposition de normalisation pour la citation des documents juridiques français. Wiki Juriconnexion [en ligne]. Mis en ligne le 14 septembre 2011. URL : http://www.juriconnexion.fr/wiki/index.php?title=Proposition_de_normalisation_pour_la_citation_des_documents_juridiques_fran%C3%A7ais)
  • Utiliser toujours, s'il existe, en complément des informations usuelles, un identifiant unique pour la législation, la réglementation (numéro de texte, NOR), pour la jurisprudence (numéros de pourvoi, de requête, d'arrêt, de répertoire, de rôle…).
  • Utiliser les nouveaux systèmes de citation neutre de la jurisprudence (ECLI) et de la législation (ELI).
  • À défaut de normalisation ou de règles proposées par Ref-Lex, citer les sources comme elles se citent ou comme les citent les sources supérieures (exemple, pour l'ordre judiciaire, utiliser les modalités de citation du Bulletin d'information de la Cour de cassation BICC) ou de référence (principaux éditeurs juridiques).
  • Se référer, si besoin, pour les sources étrangères, à des guides de référencement, s'ils existent (par exemple : BlueBook, Manuel canadien de la référence juridique, 8e édition (McGill Guide), Guide des références pour la rédaction juridique 7e éd. (Guide Lluelles). Un outil en ligne permet de générer des références fondées sur les normes proposés par certains de ces guides (http://www.citethisforme.com/fr). Il existe également des styles pour le logiciel de gestion bibliographique Zotero.
  • Quoi qu'il en soit, toujours choisir un système et s'y tenir, a minima dans chaque document.

Référencement bibliographique : des guides généraux


Attention :
dans les guides signalés ci-après, il faut faire attention aux éléments suivants, liés notamment à l'ancienneté des normes utilisées, à un certain flou dans ces normes... Vous aurez à corriger ces éléments dans votre pratique :
  • Des différences de détail apparaissent notamment en ce qui concerne les séparateurs utilisés entre les différents éléments d'une référence bibliographique. L'important est alors de choisir un système et de s'y tenir.
  • Les nom d'auteurs rédigés en capitales (ou majuscules) dans les guides doivent en fait l'être en petites capitales (ou petites majuscules) ; sauf premières lettres des noms et des prénoms, bien évidemment. Exemple : Pradel et non PRADEL. Un style dédié à cette mise en forme est prévu dans les modèles de rédaction proposés par la faculté de droit et des sciences sociales. Rappel : en français, les capitales ou majuscules doivent être accentuées.
  • L'abréviation du mot « page », au singulier et au pluriel, sera toujours « p. » en minuscules, suivi ou précédé de l'espace insécable, suivant le besoin : p. 12, p. 12-15, 158 p.
  • L'ISBN des ouvrages, lorsqu'il existe, doit être mentionné à la fin de la référence bibliographique.
  • Contrairement à  la pratique du système auteur-date, la date de publication devra figurer, non pas après le nom de l'auteur mais aussitot après la mention de la source principale, par exemple, après l'éditeur pour les ouvrages et après le titre de la revue pour les périodiques.

Quelques guides de référencement bibliographique

Les quelques liens ci-dessous correspondent à quelques exemples des multiples ressources proposées en ce qui concerne la forme que doit prendre la « bibliographie ».

Outils de gestion bibliographique

Le terme fréquemment utilisé est logiciel de gestion bibliographique.  Aujourd'hui, il faudrait plutôt parler d'outil de gestion bibliographique, car tous ces outils ne prennent pas la forme d'un logiciel à installer sur son ordinateur, mais de plus en plus souvent, au moins partiellement, de services en ligne sur Internet.

Les outils de gestion bibliographique, du moins les plus complets, ont une triple fonction :

  • aider à la gestion des références bibliographiques au fur et à mesure de leur découverte (recueil des références, organisation en catégories, ajouts de mots-clés, on parle aussi d'étiquettes ou de tags, édition finale d'une bibliographie à insérer en fin de thèse ou de mémoire... Pour les sources numériques, certains OGB permettent, en plus, une conservation complète de la source telle que consultée, son surlignage et/ou son annotation) ;
  • citer en référence (dans le corps du texte ou, chez les juristes français, en note de bas de page) la source bibliographique utilisée et ceci en respectant des formats  normalisés, au moins par la pratique ;
  • créer et gérer les listes des références bibliographiques citées.

Ils permettent de plus en plus souvent de travailler de manière collaborative, de partager des références et des documents…

Quel outil de gestion bibliographique utiliser ?

Différents outils de gestion bibliographique sont listés sur cette page de l'encyclopédie collaborative Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Logiciel_de_gestion_bibliographique
Le logiciel payant numéro un sur le marché est EndNote : http://www.endnote.com/.

Un outil gratuit connait un large succès aujourd'hui, il s'agit de Zotero. La majeure partie des pages du site est traduite en français : http://www.zotero.org/support/fr/start.
Un blog entièrement dédié aux utilisateurs francophones de Zotero permet de trouver toutes les informations et tous les outils de formation concernant l'installation et l'utilisation de Zotero : http://zotero.hypotheses.org/.

Pour découvrir et commencer à utiliser Zotero, outre la documentation de Zotero (http://www.zotero.org/support/fr/start), consulter les vidéos suivantes :
Urfist de Nice. Initiation en auto-formation et préparation de l'atelier [six tutoriels de quatre à sept minutes pour débuter avec Zotero]. Wiki de l'Urfist de Nice [en ligne]. URL : http://wiki-urfist.unice.fr/wiki_urfist/index.php/Initiation_en_auto-formation_et_pr%C3%A9paration_de_l%27atelier
Franziska Heimburger et Émilien Ruiz. Découvrez Zotero 3.0 en deux heures. Blog La Boite à Outils des Historiens [en ligne]. Mise en ligne le 6 juillet 2012. URL : http://www.boiteaoutils.info/2012/07/decouvrez-zotero-30-en-deux-heures.html

À propos du plagiat

S'il ne constitue pas un phénomène nouveau, le plagiat a pris, à l'ère de l'Internet, une importance et des formes nouvelles. Les articles et les reportages, de plus en plus nombreux, consacrés au sujet sont un des révélateurs, si ce n'est de son importance croissante, du moins de la perception accrue de ce phénomène.

Condamnable tant au plan pénal, civil, qu'éthique, moral, et intellectuel, le plagiat est un comportement qu'il faut connaître et contre lequel la faculté de droit et des sciences sociales de Poitiers entend lutter. Elle dispose pour cela d'outils de détection de plagiat mis à sa disposition par l'université.

Mais, au-delà des outils informatiques, la lutte contre le plagiat, volontaire ou involontaire, est l'affaire de tous et de chacun.

Elle repose d'abord sur une politique de prévention passant notamment par une  formation aux règles de citation : Que peut-on citer ? Quand doit-on citer ? Comment doit-on citer ?

Elle repose ensuite, en cas de plagiat avéré, sur une politique de sanctions.

Outre les sites déjà cités dans la rubrique À propos de la bibliographie..., voici quelques sites Internet qui vous éclaireront sur le sujet, ces sites renvoyant eux-mêmes vers d'autres ressources (presse, multimédia, jurisprudence, etc.).

Quelques sites relatifs au plagiat


Actualités de la documentation

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